green pplLe rapport annuel 2014 de la commune de Rixensart est sorti. 

Ce genre de rapport demandant souvent beaucoup d’énergie et de temps de travail, nous tenons à souligner la qualité du travail fourni par les services communaux. Le groupe Ecolo-Rixensart en a fait une lecture attentive et comparative avec le rapport 2013. A la lecture du rapport, 2 éléments ont spécialement marqués le groupe Ecolo-Rixensart :

–         D’une part, certains aspects de la politique communale semblent malheureusement ne pas avoir énormément évolués.

–         D’autre part, la détresse sociale dans notre commune continue à augmenter et les services communaux semblent régulièrement désemparés face à ces situations.

Où sont les actions dont la majorité est fière?

Nous commencerons par les aspects qui, au travers du rapport annuel, semblent en mal d’évolution. Afin de ne pas encourager les « procès d’intention », il nous semblerait intéressant que le Collège mette plus en avant les actions de l’année encourue dont ils sont fiers dans ce rapport annuel.

–          A titre d’exemple, pour la partie Logement de la 1e échevin, à part quelques lignes qui ont été supprimées, le texte est identique à celui de 2013. La question qui vient alors à la lecture du rapport est « qu’a fait la Commune pour le logement en 2014 » ?

–          Autre exemple, le seul élément qu’on apprend dans le texte du 2ème échevin à propos des Classes Moyennes & Emploi, c’est que l’étude d’opportunité sur la mise en place d’une Agence de Développement Local n’a pas à ce stade débouché sur des résultats probants. Sinon, idem, c’est le même texte qu’en 2013.

–          A la lecture du texte du  3ème échevin, on apprend bien la mise en route de la nouvelle hydrocureuse et le remplacement en cours de la flotte de véhicule. On n’a par contre bien du mal à identifier les réalisations 2014 pour les travaux, la propreté publique, les maisons de quartier (à propos la partie des maisons de quartier à elle purement et simplement disparu du rapport 2014), de l’agriculture, de la gestion des bâtiments et du patrimoine ou encore de l’activité de l’équipe “plantations-espaces verts”.

–          On a plus d’informations sur l’enseignement, l’environnement et la culture. En lien avec le service travaux, on lit que travaux et environnement devront collaborer étroitement pour une gestion sans pesticide en 2019. Espérons que dès 2015, ces 2 services collaboreront effectivement.

–          Dans la partie du 5ème échevin, on a beau eu chercher mais on n’a pas trouvé la partie Urbanisme et aménagement du territoire (comme en 2013 d’ailleurs). Le sport a évidemment toute son importance mais le territoire est, à tout le moins, aussi primordial.

–      De plus, dans la partie des affaires sociales du rapport, nous apprenons (comme en 2013) que les services constatent malheureusement une régularité du nombre de refus d’intervention financière de la part du CPAS. Les usagers du CPAS s’adressent alors au service communal, entre autre, pour demander une explication du refus du CPAS. Il est étrange de voir que cette situation était déjà pointée l’an passé et qu’elle ne semble pas avoir été améliorée. Les usagers du CPAS semblent donc toujours en manque d’explications de la part du CPAS.

Au niveau des bibliothèques, on lit (page 149), que, suite à une augmentation de la demande, l’année 2013 fut une année difficile à gérer pour le personnel communal qui n’était pas au complet suite à plusieurs congés de maladie et parentaux non remplacés. L’année 2014 voit heureusement le retour d’une partie du personnel de la bibliothèque mais pas dans sa totalité. La situation du personnel 2015 n’a pas l’air garantie au vu de la réponse de la Majorité.

Toujours dans le sujet « diminution du personnel », au niveau de la Régie foncière, on lit qu’en 2014, l’équipe est réduite à un seul ouvrier et que par conséquent, le logement de la « Résidence du Parc » à Genval, vidé par les locataires en 2011 et nécessitant une rénovation complète, n’est pas encore rénové fin 2014. Cette rénovation est en cours actuellement de manière épisodique, par le seul ouvrier, en fonction des autres interventions à réaliser chez les locataires du parc immobilier. Ceci est un exemple clair que les coupes au niveau du personnel passent inévitablement par une diminution des actions au profit des Rixensartoises et des Rixensartois.

Rixensart, un « micro-climat » sans détresse sociale? Que du contraire à la lecture de ce rapport communal.

Notre 2ème point d’attention est la détresse sociale sur les territoires de la commune.

–          On lit p14 que RixEnfant a obtenu un projet « Viva For Life » d’aide d’urgence aux enfants vivant sous le seuil de pauvreté en Brabant Wallon. On en déduit donc qu’il existe bel et bien dans notre commune  des enfants vivant sous le seuil de pauvreté.

–          On lit également p170 : Il est de plus en plus difficile d’accompagner et d’aider les usagers à défendre leurs droits que ce soit au niveau de l’emploi, la sécurité sociale, le CPAS, le logement. Tous les secteurs deviennent stricts et interprètent la loi à leur avantage. Comment encore arriver à aider les personnes à vivre dans la dignité humaine. Un regard méprisant est porté sur eux, ils sont considérés comme des profiteurs, abuseurs, paria alors que certains fragilisés, surtout par des problèmes psychologiques ou psychiatriques, ne sont pas en mesure d’être réinsérés socialement et professionnellement.

–          Dans cette idée de stigmatisation, on lit page 116 qu’un toutes-boites a été réalisé à destination des logements sociaux sur la prévention des actes de délinquance environnementale. Nous sommes intéressés par mieux comprendre le choix des destinataires de ce toutes-boites.

–          On lit aussi p 169 : La situation de nombreux habitants de la commune tend à se détériorer  inexorablement: coût des loyers trop élevés, maisons délabrées et mal entretenues du fait des pensions peu élevées, perte d’emploi, faillite des petites PME, problèmes psychologiques et même psychiatriques lourds, apparition de nouveaux symptômes (burnout, fibromyalgies, maladies orphelines…). En cause, la crise financière, politique et relationnelle.

Il est dès lors difficile de comprendre la diminution de la dotation au CPAS en lisant cet extrait et bien d’autres encore du rapport annuel 2014. C’est pourquoi Ecolo-Rixensart a voté contre la diminution de la dotation au CPAS, synonyme de diminution de l’aide sociale alors les indicateurs de pauvreté sont au rouge dans l’ensemble du pays.

En 2012 et en 2013, Ecolo-Ridensart disait que « Nous ne pouvons donc qu’encourager le Collège et la nouvelle majorité dans son ensemble à tenir compte des constats décrits dans le rapport d’activité lors des décisions qu’ils prendront à l’avenir. ». A notre sens, notre souhait n’a pas été réalisé. Face à une telle situation de précarité, Ecolo reste inquiet des priorités d’investissement de la majorité vers la sécurité et le sport alors que des personnes pourraient se retrouver  (et se retrouve déjà au vu du paragraphe sur les Sans-Abri) à la rue dans notre commune.