De 2006 à 2012…

Ceci nous mène tout droit aux finances ! Le constat : une situation financière stable, un boni de l’ordre de 7 millions d’euros, un endettement réduit de 32 à 22 millions d’euros en 6 ans, des frais de fonctionnement (d’énergie notamment) sous contrôle. Un bon résultat ! Malgré la crise bancaire et économique qui a eu des répercussions négatives sur toutes les communes (voyez le scandale Dexia !), malgré aussi des pertes importantes de recettes de précompte immobilier dues à des exonérations fiscales accordées par les autorités fédérales et régionales à la société GSK.

Et le tout sans réduire les services à la population, sans augmenter les taxes additionnelles.

Quelques taxes locales ont été, il est vrai, revues à la hausse : ce n’est évidemment jamais agréable mais il faut dire que leurs tarifs dataient d’il y a 12 ans pour certaines d’entre elles !

Exception : la taxe sur les immondices qui a fortement augmenté, comme dans toutes les communes, en raison d’une obligation régionale. Notre souci : que cette hausse reste équitable et justifiée par une amélioration des services offerts aux habitants. C’est ainsi que la taxe et réduite de moitié pour les faibles revenus ; par ailleurs, en plus des sacs gratuits accordés à diverses catégories d’habitants, nous avons élargi la distribution gratuite de sacs à tous les ménages ; du côté du service, les déchets verts sont à présent aussi récoltés dans divers quartiers, les encombrants ménagers peuvent être enlevés à domicile sur demande.

… et de 2012 à 2018 !

Nous maintiendrons le cap de la sobriété des dépenses, de la chasse aux dépenses de prestige, de la recherche de l’efficacité. Nous poursuivrons également une politique de réduction de la dette et au minimum de stabilisation de celle-ci.

Nous n’envisageons pas a priori de hausse globale de la fiscalité communale. Il est vrai que notre programme implique des dépenses nouvelles mais certaines d’entre elles (en matière d’isolation et d’efficacité énergétique par exemple) engendreront des économies et par ailleurs nous poursuivrons notre politique de recherche active de subventions. Quant aux investissements, sans alourdir l’endettement, notre capacité de financement est de l’ordre de 2 millions d’euros par an, soit 12 millions pour la législature, à quoi il faut bien entendu ajouter les subsides provinciaux ou régionaux. De quoi développer des politiques nouvelles !

En tout état de cause, nous restons opposés à toute vente de biens communaux pour financer des investissements. C’est en restant dans le patrimoine communal qu’un terrain ou un bâtiment pourra être affecté au mieux des intérêts de nos habitants. De même, nous ne pourrons pas souscrire à des opérations de privatisation de services communaux ou du CPAS, dans le seul but d’équilibrer les comptes. Ici aussi, c’est sous le contrôle public qu’un service pourra le mieux répondre aux attentes de la population. Il est de la responsabilité première des élus d’en améliorer la gestion, de veiller à donner au personnel les conditions de travail et de formation adéquates, de le motiver et l’écouter, afin de créer les conditions d’un meilleur service au public.

Pas de hausse globale de fiscalité ne signifie pas que des ajustements ne devraient pas intervenir : révision, dans un sens plus social, de certains tarifs, suppression de certaines taxes compensées par d’autres recettes,…

Enfin, nous savons que les finances communales restent fragiles en ces temps de crise. Malgré les réserves financières dont Rixensart dispose encore, il sera alors nécessaire de revoir éventuellement la fiscalité. Si c’est le cas, cette révision n’interviendrait qu’après une large information de la population et dans la plus grande transparence, notamment par le truchement de la commission Finances ouverte à tous les groupes politiques, telle que nous l’avons mise en place sous la présente législature.